• Accueil
  • Informations
  • Mes chroniques
  • Mes écrits
  • Ma playlist
  • Mes photos
  • Ma PAL
  • Proverbes
  • blogger

    lundi 30 juin 2014

    Chronique 3

    Nos Etoiles Contraires, de John Green


    Je vous fais aujourd’hui une petite chronique du livre « Nos Etoiles Contraires » de John Green. Avant de le lire, j’avais entendu nombre de critiques positives (même plus que positives : euphoriques) à son propos. Je vous dirai mon avis dans la chronique qui suit. Selon moi, ce livre s’adresse aux adolescents à partir de 12 ans. Il est bien écrit, je trouve le style assez fluide. Mais la première qualité de ce livre est la virtuosité de l’écrivain (expression assez étrange, je l’accorde) à passer du rire aux larmes.




    Résumé :

    Hazel Grace Lancaster est une étudiante atteinte du cancer. Ses poumons sont « hors-service », comme elle dit, et à cause de cela, elle est obligée de transporter une petite bombonne d’oxygène et un appareil respiratoire partout où elle va. Ses parents l’ont retiré du système scolaire depuis déjà 3 ans, et elle s’ennuie. Sa mère décide de l’envoyer dans un groupe de soutien constitué d’autres jeunes atteints du cancer comme elle.
    Là-bas, elle va faire la connaissance de Augustus Waters, cancéreux lui-aussi.
    Petit à petit, les deux adolescents se rapprochent et Augustus lui avoue son amour. Hazel, elle, essaye vainement d’échapper à cet amour, car selon elle, elle est une grenade, qui peut exploser à tout instant. Vainement.
    Une histoire d’amour commence, pleines de petits bonheurs, comme un voyage à Amsterdam. Seulement, le cancer peut frapper à tout instant…

    Mon avis :

    Dans, l’ensemble, j’ai bien aimé ce roman. Déjà, le fait qu’il soit écrit à la première personne nous rapproche de l’héroïne. Elle nous fait part de sa vision du monde,  et de son opinion. De plus, elle est vraiment attachante, pleine d’humour et de courage. Elle nous prouve que l’on peut vaincre la maladie, parfois à coups d’humour bien placés.
    On pourrait croire que son histoire nous met, nous lecteurs, en situation de pitié. Mais pas du tout. On suit Hazel partout, on la comprend, on la soutient. C’est une héroïne aussi douce et amusante que rebelle et battante.

    Pour ce qui est de l’histoire, j’ai bien aimé l’idée originale, et puis la rencontre de jeunes, et leur rapprochement, malgré la maladie. Car dans ce livre, la maladie devient une personne à part entière. Et les héros l’évitent, ne sachant pas pour combien de temps.
    C’est ça qui nous touche dans NEC. L’amour limité, mais vibrant et qui ne perd pas du tout de son charme.

    Après, je ne cache pas que certains passages ne m’ont pas vraiment accrochés, peut-être parce qu’ils n’étaient pas très utiles, mais d’autres m’ont vraiment bouleversée. Par exemple la rencontre avec Peter Van Houten, un écrivain que les deux héros adorent, mais qui est en réalité un détestable personnage un peu fou. Ce que l’on peut comprendre de lui, c’est qu’il veut cacher une certaine sensibilité.
    Enfin, la fin, assez paradoxalement, m’a déçue, et en même temps, elle est tellement belle et bien décrite que ça se pardonne…

    Voilà, maintenant, une petite citation du livre, parce que cette phrase est juste sublime :
    « Some infinities are bigger than others. »
    En français, ça donne : « Certains infinis sont plus vastes que d’autres. »
    Cette phrase, je l’adore, même si je n’ai pas vraiment réussi à la comprendre en détail (bizarre, non ?)

    Bande-annonce du film :




    Elle est très bien faite !


    A propos de l’auteur :

    John Michael Green est un écrivain américain.

    Il a grandi en Floride avant de partir en Alabama dans un pensionnat qui ressemble beaucoup à Culver Creek dans son roman, "Qui es-tu Alaska?" (Scripto).

    A l'issue de ses études universitaires à Kenyon College (Gambier, Ohio) en 2000, il s'est installé à Chicago. Il a été chroniqueur de radio et critique littéraire pour des revues spécialisées. Il a également analysé des livres pour la Critique Littéraire du New York Times et écrit pour All Things Considered une émission de la National Public Radio et WBEZ, la station de radio publique de Chicago. John Green a vécu deux ans à New York pendant que sa femme complétait son troisième cycle universitaire.

    "La face cachée de Margo" est son troisième roman pour adolescents. John vit aujourd'hui à Indianapolis avec sa femme, Sarah.


    Son cinquième roman, "Nos étoiles contraires" ("The Fault in Our Stars") est sorti en 2012 et est adapté au cinéma.



    Voilà !

     

    dimanche 29 juin 2014

    Partenariats ?

    Un premier partenariat avec le blog de Leeko : "Danse avec les mots"


    Un très beau blog avec de très beaux textes, des concours, etc...

    Si vous souhaitez un partenariat avec mon blog, faites-le dans les commentaires rattachés à cet article ! 

     

    vendredi 27 juin 2014

    Poème 1

    Voici cette fois un petit poème que j'avais écrit il y a quelques temps déjà :


    Les arbres se balancent au gré du vent
    La douce brise me caresse le visage,
    Je repense aux temps d’avant
    Tout en contemplant le paysage.

    Les temps d’avant, les temps révolus.
    Les temps passés, les temps déjà vus.
    Les temps heureux, les temps rêvés.

    Je me souviens de toi et moi
    Je me souviens de nous deux,
    Je me souviens de nos joies
    Je me souviens du ciel si bleu.

    Alors je me dis que peut-être,
    Tu n’as pas tout oublié,
    Que toutes mes lettres
    N’ont pas atterri au brasier.

    Que tes réponses muettes
    Ont toutes un sens,
    Et même quand tout s’arrête

    Il n’y a qu’à toi que je pense.
     

    Ma PAL !

    Ma pile de livres à lire.... Elle augmente de jour en jour mais je la poste maintenant avec tous les livres dont j'ai retenu les auteurs, je pourrai en rajouter plus tard !



    Treize raisons, de Jay Asher 
    Jane Eyre, de Charlotte Brontë 
    Méto, de Yves Grevet 
    Je m’appelle Mina, de David Almond 
    Je danse toujours, de Timothée de Fombelle 
    Wonder, de R.J. Palacio (chronique)
    Anna Karénine, de Tolstoï 
    Comment (bien) rater ses vacances, de Anne Percin
    Western Girl, de Anne Percin
    Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre, de Ruta Sepetys
    Miss Pérégrine et les enfants particuliers, de Ransom Riggs
    L'amour au subjonctif, de Pascal Ruter
    Le vagabond des étoiles, de Jack London
    Une île trop loin d'Annika Thor
    La voleuse de livres, de Markus Zusak
    Love Letters to the DeadAva Dellaira
    Le combat d'hiver, de Jean-Claude Mourlevat

    Si vous en avez un à me conseiller en particulier, ou un à me conseiller en général (s'il n'est pas dans la liste), faites-le par commentaire, cela me sera bien utile ! 

     

    jeudi 26 juin 2014

    People help the people

    Une musique, cette fois-ci de Birdy, la chanteuse britannique, cette musique est très belle, on ne se lasse de l'écouter, elle est douce, et pleine d'émotions, et la voix de la chanteuse est tout simplement magnifique. A écouter d'urgence !






    Voilà !

    mardi 24 juin 2014

    Chronique 2

    35 kilos d'espoir, d'Anna Gavalda


    Alors aujourd'hui, une petite chronique sur "35 kilos d'espoir". C'est un très joli livre, facile à lire, que je conseille à tous, même aux plus jeunes. L'histoire est assez simple, triste, drôle... (mes pauvres petits yeux^^...) On pourrait croire que ce livre s'adresse surtout aux plus petits, mais en fait, tout le monde peut le lire et ressentir la même émotion en le lisant...





    Résumé :

    Depuis sa première année à l'école, Grégoire Dubosc a toujours détesté l'école. C'est simple, rien que d'y penser, il en a des frissons. C'est pour cela qu'en 6e, il a 13 ans car il a déjà redoublé 2 fois.
    Lui, son point fort, c'est le bricolage, où il excelle, grâce à son habileté.
    A l'école, il enchaîne les bêtises et les heures de colle. Ses parents essayent vainement de l'aider dans son travail, mais cela se finit souvent par des disputes entre ses parents, ou des punitions.
    Quand Grégoire n'en peut plus (en général dans ces moments-là), il se réfugie avec son grand-père dans un cabanon, où ils sont seuls tous les deux et peuvent bricoler et discuter ensemble tranquillement.
    Tout se corse lorsque Grégoire se fait renvoyer du collège. Ses parents se disputent encore plus, et cette fois, son grand-père ne prend plus sa défense comme autrefois. Grégoire est livré à lui-même.
    Après un séjour dans une école où il rêvasse au dernier rang, une terrible décision de la part de ses parents et un moment de découragement, Grégoire apprendra-t-il à grandir ?
    D'autant plus que la santé de son grand-père s'aggrave de jour en jour...

    Mon avis :

    J'ai beaucoup aimé ce livre. L'histoire assez belle, et le personnage principal, Grégoire, est assez attachant. On l'accompagne dans son histoire qui nous emporte dès le début. On veut en apprendre plus de ce héros que l'école écoeure. Cette idée est accentuée par le fait que l'histoire est écrite à la première personne, dans un langage plutôt oral et naturel, ce qui rend l'histoire assez touchante. L'auteure a plus voulu accentuer l'histoire, qui nous touche, plutôt que les descriptions, ce qui n'est pas vraiment très grave, mais m'a manqué un peu. Ce qui n'empêche pas que ce livre soit très beau, et plein de belle idées. Un petit joyau dans son genre qui en touchera plus d'un !

    A propos de l'auteur :

    Anna Gavalda est née le 9 décembre 1970 à Boulogne-Billancourt. A l'âge adulte, elle a exercé toutes sortes de petits boulots. Malgré cela, elle a toujours aimé écrire. Son aventure littéraire commence réellement en 1992, année où elle devient lauréate France Inter pour "La Plus Belle Lettre d’amour". Dans la foulée, elle rafle la mise à de nombreux concours de nouvelles et essaie de se faire publier sans succès. Finalement, Le Dilettante lui offre sa chance. 

    "Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part", son premier recueil, obtient le Grand Prix RTL-Lire en 2000. Il sera réimprimé douze fois (200 000 exemplaires écoulés en France) et traduit dans 27 pays. 

    En 2002 paraîtra son premier roman, "Je l'aimais", adapté au cinéma par Zabou Breitman en 2009. Suivront un roman pour adolescents en 2002 et son grand succès, "Ensemble, c'est tout" en 2004, adapté au cinéma par Claude Berri. 
    Au printemps 2008, son éditeur historique annonce la sortie d'un nouveau roman, forcément très attendu suite au succès des précédents, "La Consolante". 

    Elle vit dans la banlieue sud de Paris. Elle écrit matin et soir avec l’envie de raconter des histoires à tout le monde. Elle élève ses deux enfants le reste du temps. 





    Voilà !


     

    vendredi 20 juin 2014

    Proverbe 2

    "Vouloir quelque chose mais ne pas essayer, c'est comme vouloir nager sans se mouiller..."
    de Wilson Kanadi

    mercredi 18 juin 2014

    Texte 6

    Une petite description :

    Olga était une jeune femme de dix-huit ans à peine. Elle avait des yeux sombres mais rieurs, le teint blanc, ce qui faisait ressortir ses joues rosées et des lèvres rouge carmin. Son cou était fin ; le soleil donnait à ses longs cheveux blonds et ondulés des reflets dorés qui mettaient en valeur son visage éclatant. Ses bras blancs et posés négligemment sur le rebord de la fenêtre étaient découverts à cause de la chaleur étouffante. Ses mains petites et fines pendaient du rebord et charmaient le passant riens qu’en y jetant un coup d’œil. Son corsage, qui lui enserrait tout le buste la faisait paraître encore plus menue et charmante. Sa robe de velours rouge vif attirait le regard et ce n’était pas chose aisée que de s’empêcher de contempler cette sublime créature.

    C’était une de ces femmes qui ont tendance à s’émerveiller de tout ; du poète écrivant sous ses fenêtres, de la philosophie naissante – même si elle n’y connaissait strictement rien – ainsi que du chant des oiseaux sur l’arbre voisin. Son charme venait précisément de cela et chacun se voyait flatté d’être applaudi à chaque instant.
     

    jeudi 12 juin 2014

    Demons

    C'est mon coup de coeur du moment, j'ADORE cette musique ! Elle est transporte tellement d'émotions, c'est... Magnifique ! Tout simplement magnifique ! Ecoutez absolument !


    Demons de Imagine Dragons

    mercredi 11 juin 2014

    Photos 2

    Voici d'autres photos :


    Coucher de soleil


    Tour Eiffel


    Route s'étendant à perte de vue (!)

     

    Chronique 1

    Les Misérables de Victor Hugo


    J'ai lu ce livre il y a quelques temps déjà. Voici un résumé qui date un peu mais que j'ai toujours bien en tête car ce livre m'a littéralement marquée.




    Résumé : 

    C'est l'histoire, tout d'abord, d'un homme. Il sort tout juste du bagne, et il est recueilli par un prêtre.
    C'est l'histoire d'un prêtre, qui fait de sa ville un endroit idéal, qui est bon, et s'occupe des pauvres.
    C'est l'histoire d'une femme, très pauvre, qui est contrainte à confier sa fille à une famille, juste pour qu'elle puisse avoir une existence normale et une éducation. Cette femme se sacrifie, fait des choses que l'on ne pourrait pas imaginer pour sa fille. Malheureusement, la famille s'avère horrible pour sa fille.
    C'est l'histoire d'une petite fille, qui est obligée de faire des kilomètres à pieds tous les matins pour aller chercher de l'eau, qui ne voit plus sa mère, qui est complètement rejetée et asservie dans la famille où elle a été placée.
    C'est l'histoire d'un homme, qui va sauver une fillette de la misère, et essayer de soigner sa mère (vainement), qui est tombée malade à cause de tous les sacrifices qu'elle a faits pour sa fille.
    C'est l'histoire d'un vieil homme et d'une jeune fille, qui vivent cachés du monde dans un couvent, et en parfaite harmonie, ignorant tout de l'extérieur.
    C'est l'histoire d'un policier cruel, sans pitié, qui arrête les êtres sans défense, juste pour combler le manque qu'il a au plus profond de lui-même.
    C'est l'histoire de deux jeunes filles, qui vivent dans la plus grande des pauvretés, alors qu'elles ont été élevées dans une riche famille, et de leur lente descente vers la mort qui les guette.
    C'est l'histoire d'un jeune homme, rejeté par son grand-père, sous prétexte qu'il a des idées différentes, des rêves d'adolescent, d'idéal, de monde parfait et d'hommes heureux : des illusions.
    C'est l'histoire d'une barricade, en plein coeur de Paris, avec des résistants qui osent, qui défient du regard, seuls contre tous, mais acharnés, qui se battent et résistent jusqu'à leur dernier souffle, pour leurs droits, qui n'ont qu'une arme : l'espoir.
    C'est l'histoire d'un petit garçon de 7 ans, la vie avait à peine commencé pour lui, mais elle se termine, à cause de la cruauté des hommes. Il tenait bon, il avait de l'espoir, donnait de l'espoir avec ses joyeux rires. Mais non, il faut toujours que les hommes tirent sur les plus petits.
    C'est une histoire d'amour, sincère entre deux amants, des jeunes gens, qui voient la vie comme un chemin droit et sans embûches, qui vont petit à petit, apprendre à la connaître.
    C'est l'histoire d'un groupe de petits garçons, pauvres, pieds nus, mais libres et heureux, des petits anges, s'amusant de tout et de rien.
    C'est l'histoire de la vie, de ses tristesses, et de ses bonheurs...

    Je suis sûre qu'il manque beaucoup de choses, que tout n'est pas dans l'ordre, mais ça m'a fait beaucoup de bien d'écrire ça !

    Et la bande-annonce du film en français...





    A propos de l'auteur :

    Victor Hugo est né le 26 Février 1802 à Besancon en France. Poète, romancier et dramaturge, Victor Hugo est sans conteste l'un des géants de la littérature française.Les romans les plus connus de Victor Hugo sont "Notre-Dame de Paris" (1831) et"Les Miserables" (1862).
    L'auteur des Misérables, des Châtiments et de nombreux poèmes a allié à la fois ambition, longévité, puissance de travail et génie, ce qui ne pouvait que concourir à ce mélange de fascination et d'irritation qu'il suscite encore aujourd'hui. I écrivait avec simplicité et puissance les bonheurs et malheurs de la vie. Victor Hugo était un travailleur acharné.
    Entre 1827 ( Préface de son drame Cromwell) et 1830 (représentation d'Hernani, qui est l'occasion d'une célèbre «bataille»), Victor Hugo s'affirme comme le chef du romantisme.
    De 1830 à 1840, il publie: un grand roman historique, Notre-Dame de Paris (1831) ; des drames, Marion de Lorme (1831), Le roi s'amuse (1832), Marie Tudor (1833), Lucrèce Borgia (1833), Ruy Blas (1838); et surtout quatre recueils de poésies, où il se montre maître dans l'expression lyrique des idées et des sentiments: les Feuilles d'automne (1831), les Chants du crépuscule (1835), les Voix intérieures (1837), les Rayons et les Ombres (1840).
    Victor Hugo est mort à Paris le 23 May 1885 à 83 ans. Plus de 3 millions de personnes ont assisté à ses funérailles..




    Voilà !


     

    dimanche 8 juin 2014

    Texte 5

    Ca, c'est un texte d'un feuilleton du Collège de La Lune Verte sur le Blog Je Bouquine :

    La lune éclaire subitement la forêt de l’Alpharillo. Les étoiles projettent leur lumière tamisée sur les rivières dont on entend distinctement le gracieux clapotis.  Les sublimes teintes orangées du ciel ne vont pas tarder à disparaître, laissant place au sombre bleu de la nuit. Et sous le ciel nocturne, quelqu’un marche.

    Il marche.
    Ses pas percutent le sol. Il a une démarche un peu saccadée.  
    Comme il n’a pas plu depuis longtemps, la terre sèche se craquèle sous ses pieds.
    Il n’a pas de but pour l’instant. Mais c’est un détail.

    Il marche.
    Il regrette.
    Il regrette d’avoir livré une jeune fille à des gens mal intentionnés. Au fond, il ne sait même pas pourquoi il a obéi à ces monstres. Ni pourquoi il leur a donné les coordonnées précises de son emplacement géographique.
    Parce qu’il a observé en silence ce qu’ils ont fait à l’adolescente. Ils ont appelé ça « effaçage des souvenirs ». Et quand il a vu le résultat, ça lui a fait l’effet d’un couteau planté dans la poitrine. Elle hurlait. Titubait. Et puis elle est partie.
    Elle. Belen. Une jeune fille pour qui il semblait beaucoup compter. Jusqu’à ce jour.
         Si jamais il venait à revoir Belen, il ne pourrait plus la regarder en face. Il serait prêt à tout endurer. Quand bien même elle décidait de ne plus lui adresser la parole ou de le renier. C’est ce qu’il mérite.
    Au fond, il ne mérite que ça.
    Rien de plus.

    Il marche.
    Evidemment, il a eu envie de lui venir en aide. Surtout après ce que lui ont lancé les hommes avant de s’en aller dans un nuage de poussière.
    « Ba, vas-t-en, sale robot, on n’a plus besoin de toi ! Hahaha, regarde sa tête de paumé ! » avaient-ils ricané.
    Maintenant, il se souvient pourquoi il leur a obéi. Ils lui ont promis de le rendre humain. Il se sent tellement bête de les avoir cru. Croire des monstres qui martyrisent une fille.
    Malheureusement, il n’a pas pu la secourir.
    Pour ne pas culpabiliser, il se dit que c’est parce qu’elle est partie trop vite. Mais ce n’est pas vrai. C’est parce qu’il se sentait coupable. Et il se sent toujours aussi coupable.
    Un coupable.
    Un lâche.
    Un robot.

    Il marche.
    Il pourrait se diriger vers cette imposante bâtisse de pierre grisâtre. Le Collège.
    Un endroit qu’il a fréquenté pendant longtemps.
    Mais ce n’est pas un endroit pour lui.
    Il le sait maintenant. Il s’en rappelle distinctement.
    Il a compris que si on le regardait de travers, ce n’était pas parce qu’on était jaloux de lui.
    Il a compris que si on chuchotait sur lui, ce n’était pas pour le complimenter.
    Il a compris que si on s’écartait sur son passage, ce n’était pas parce qu’il était respecté.

    Il marche.
    Il se réfugie dans le seul endroit qu’il aime, qui l’accepte comme il est, qui lui réchauffe le cœur. Un endroit que lui seul connaît.
    Ses rêves.
    Il rêve de ce qu’aurait pu être sa vie s’il avait pu exprimer des émotions, comme tout le monde, s’il avait été  considéré comme une personne normale.
    Il rêve de lui s’il avait sauvé Belen.
    Il rêve d’une histoire où ce n’est plus lui le coupable, une qui se termine bien.
    Il rêve d’un monde meilleur.

    Il rêve tout simplement.